dimanche 23 juin 2013

Chronique littérature : Percy Jackson, de Rick Riordan

Albin Michel Wiz


Quatrième de couverture

"Je n'ai jamais voulu être un demi-dieu. Une vie de demi-dieu, c'est dangereux, c'est angoissant. Le plus souvent, ça se termine par une mort abominable et douloureuse. Il se peut que vous soyez des nôtres. Or, dès l'instant où vous le saurez, il ne leur faudra pas longtemps pour le percevoir, eux aussi, et se lancer à vos trousses. Je vous aurai prévenus."

Mon avis

La saga Percy Jackson compte cinq tomes qui relatent les aventures des fils et filles des Dieux de l'Olympe, bel et bien vivants et établis au dessus de l'Empire State Building. Avec une idée telle que celle-là, il me faut reconnaître que je ne prenais pas beaucoup de risques en en entamant la lecture.
Pari réussi pour Rick Riordan qui revisite avec ingéniosité la mythologie grecque, ses dieux et ses monstres. Tous intégrés dans le monde moderne, ils mettent des bâtons dans les roues aux protagonistes des cinq romans, bien souvent, à l'image du lecteur, surpris de les trouver dans des lieux improbables.
Car Percy Jackson, c'est aussi ça : de la folie, et du décalé. Des ingrédients qui emportent le lecteur dans un voyage non seulement épique, mais aussi très drôle.

Par ailleurs, Rick Riordan a le goût de la surprise. Des éléments disséminés dans chacun des romans conduisent à une révélation finale, parfois réussie, parfois non. Pour ma part, si la chute du quatrième tome m'a autant étonné que satisfait, celle du premier était, à mon sens, bien trop attendue. Une maîtrise du suspens donc en demie-teinte, qui se révèle d'ailleurs parfois un peu grossière. Si j'ai tendance à aimer être tenu en haleine et être poussé à tourner les pages à une vitesse folle pour découvrir la révélation finale, j'aime aussi que l'auteur nous fasse languir avec subtilité. Or, en plus de nous concocter des chutes parfois trop simples à deviner, l'auteur a tendance, bien souvent, à user des même techniques pour pointer du doigt l'un des mystères du roman. Par exemple, la fameuse révélation que s'apprête à déclarer un personnage, mais coupée par l'arrivée d'une tierce personne s'avère, lorsqu'elle est utilisée trois fois par livre, plus agaçante qu'autre chose. Ce genre de techniques trop faciles gâchent, malheureusement, la montée du suspens.

Rien de méchant pourtant, puisque l'enchaînement des actions permet de reprendre rapidement le fil de l'histoire et de s'y plonger pour ne plus réussir à en décoller. Du début à la fin de la saga, la tension monte progressivement pour terminer sur un final explosif et épique, à la hauteur des tomes précédents.

En résumé, la saga Percy Jackson réinvente avec ingéniosité et folie la mythologie grecque, offrant aux lecteurs une aventure pleine de rebondissements, d'humour et d'action. A lire absolument pour tous les amoureux du genre !

> Chronique associée

* Chronique cinéma : Percy Jackson - La mer des monstres, de Thor Freudenthal


1 commentaire:

  1. *Le note sur sa liste de saga a posséder dans sa bibliothèque*

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