vendredi 12 septembre 2014

Chronique littérature : Le trône de fer, de G.R.R Martin

Games of thrones, c’est un sacré phénomène. J’ai englouti toutes les saisons, hurlé comme tout le monde lors de l’épisode 9, hurlé à nouveau au dernier de la saison 4, avant de me dire que je n’avais plus rien à me mettre sous la dent.

Mon mâle, compatissant, a donc décidé de m’offrir - le jour de son propre anniversaire, ce qui est tout à fait logique - les quatre pavés du Trône de fer. Il en fut remercié en ne me voyant plus pendant des jours, coincée sous la couette que j’étais, voulant absolument lire une suite que je connaissais déjà.  J’suis comme ça moi. Je sais dire merci.

Cet article sera mis à jour lorsque j’aurais lu les autres bouquins, mais en attendant, voici mon avis sur le premier !

Synopsis :

Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s'en sortiront indemnes...

Mon avis :

Pour ceux qui ont vu la série : je fus agréablement surprise de constater à quel point la série respectait l’histoire. Le premier intégral correspond parfaitement à la saison 1, j’ai donc trouvé ça très agréable à lire, et je n’aurais pas aimé lire les versions françaises dont l’histoire est divisée en je ne sais plus combien de tome.

Pour ceux qui ne connaissent rien du « Trône de fer », je conseille vivement la lecture tout de même. J’avais peur d’un style un peu trop ampoulé, mais je dois dire que ce fut une autre bonne surprise : la série se lit très facilement, et je comprends l’engouement que l’histoire a provoqué. L’univers est si riche et si réaliste, malgré sa touche de magie, qu’on se croirait dans un vieux livre d’histoire, dans un monde existant réellement. Tout est si justement dosé… !

Bon, pas tout.

Je reproche souvent la même chose à la fantasy, et ça ne manque pas non plus ici : le nombre juste incalculable de noms qui passent sous les yeux, entre les lords, les chevaliers, les « ser machin de la maison truc », les lady, sans parler des bâtards, impossible de ne pas s’embrouiller. L’avantage, contrairement aux autres livres de Fantasy, c’est que c’est prononçable, c'est déjà ça.

La deuxième chose qui me chiffonne, ce sont les clichés. Le langage familier ici est tellement familier qu’il en est parfois incompréhensible (vous vous retrouvez avec des phrases ayant plus d’apostrophes que de lettres, c’est très troublant), et il n’est bien sûr utilisé que par ces pauvres gueux de paysans et de pauvres. Saletés de pauvres va.
Et, aussi, la place des femmes dans cette histoire est très flou. D’un côté, on a des personnages juste magnifiques, avec Arya et Daenerys, pour ne citer qu’elles, et de l’autre… on a ce que j’appelle des « objets femmes », soumises, ne servant qu’à satisfaire les hommes. Ce point m’agace par moment, mais quand on lit un passage de la petite Arya, on pardonne tout à ce bon vieux Martin, et je fais taire mon côté féministe (juste pour le temps d'une lecture, rassurez-vous). 

En bref : si vous n’avez pas vu la série, foncez. Si vous avez vu la série, foncez.


1 commentaire:

  1. C'est ma lecture en cours depuis des mois, mais je l'ai un peu mis de côté il est assez long (enfin, moi j'ai l'intégrale, donc forcément c'est long), mais j'en entends que du bien et j'adore la série :D

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