mercredi 29 octobre 2014

Chronique cinéma : The Giver, de Phillip Noyce



Synopsis

Dans un futur lointain, les émotions ont été éradiquées en supprimant toute trace de l'Histoire. Seul le Passeur a la lourde tâche de se souvenir du passé, en cas de nécessité. On demande alors au jeune Jonas de devenir le prochain Passeur...

Mon avis

En cette fin d'année, plusieurs films ont retenu mon attention. Si j'ai beaucoup aimé l'adaptation du Labyrinthe, The Giver s'est avéré être un véritable coup de cœur.

J'ai toujours beaucoup aimé les dystopies (vision pessimiste de sociétés futuristes, au contraire de l'utopie). Pourtant, j'ai trouvé dans The Giver quelque chose de plus. Le film dépeint avec beaucoup de crédibilité et de justesse une société qui a choisi de prendre un nouveau départ, quitte à priver sa population de sa capacité à aimer et à se souvenirs de son passé. Au centre d'une communauté froide et sans âme, on assiste à l'éveil de Jonas, choisi pour se voir transmettre la mémoire des Hommes. Extrêmement bien mis en scène, cet instant est l'occasion pour le spectateur d'observer son propre monde - notre propre monde - avec des yeux nouveaux, le confrontant à la beauté devant laquelle il passe chaque jour sans y prêter forcément attention.

Ces flashbacks et souvenirs sont servis par une bande-originale de Marco Beltrami qui colle à merveille à ces moments de découverte. Ainsi, The Giver laisse de côté l'action pour offrir des scènes de pure beauté, très douces et émouvantes, et représentatives de l'évolution de Jonas, désormais capable de discerner la couleur dans une société grise et glaciale.

L'histoire est par ailleurs menée à merveille par un casting de qualité. Après avoir fait office de plante verte dans  Maléfique où il interprétait le fade Prince Philippe, Brenton Thwaites démontre enfin la mesure de son talent dans le rôle de Jonas. A ses côtés, on retrouve l'excellent Jeff Bridges et la très ( x 10) grande Meryl Streep, décidément capable d'endosser n'importe quel rôle avec une aisance déconcertante.

Si, n'ayant pas lu le roman de Lois Lowry duquel le film est adapté, je ne peux pas juger le travail d'adaptation, The Giver va pour moi au-delà de mes espérances. Un bon nombre de scènes m'ont scotché sur mon siège par leur beauté et leur appel à la réflexion. Une franche réussite et, je le répète, un véritable coup de cœur pour une oeuvre qui a su se distinguer du grand nombre de  dystopies en privilégiant le message et la beauté à l'action pure. 

Chapeau bas !





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