mardi 28 octobre 2014

Chronique cinéma : Horns, d'Alexandre Aja




Synopsis

Soupçonné d'avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu'il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu'il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier...

Mon avis

C'est plutôt sceptique que j'ai découvert le film Horns, dont je n'attendais pas grand chose. Sans même avoir jeté un œil au synopsis avant, tout ce que je savais du film était qu'un garçon se voyait pousser des cornes sur la tête... Pourtant, il ne m'a fallu que quelques minutes pour me laisser happer par l'histoire.

Mention spéciale, d'abord, pour le casting. Daniel Radcliffe, dans un rôle aux antipodes de celui qui l'a fait connaître passe du désespoir à la colère avec justesse et sincérité. Si son personnage, tout comme le film de manière générale, peut choquer par ses scènes crues et parfois gores, rien ici n'est gratuit. Ces éléments qui ont, comme j'ai pu le lire ailleurs, rebuté une partie du public, contribuent selon moi à installer l'ambiance sombre et oppressante du film.

J'avais justement craint quelque chose de trop lisse, trop porté sur l'éternel affrontement de l'Eglise contre le Démon, et basculer dans un teen movie creux et déjà vu. Pourtant, l'étrange transformation d'Ignatius va au-delà de ça. On parle ici de vengeance, de démons intérieurs auxquels il est aisé de succomber, mais aussi de ceux auxquels on refuse de faire face. C'est pourquoi la capacité du protagoniste à faire révéler à ses concitoyens leurs désirs et secrets refoulés n'a pas pour simple but de balancer aux yeux du spectateur quelques scènes de chaos. Il s'agit plutôt d'aller au-delà des apparences, et de lever le voile sur la noirceur qui ronge les personnes qui semblent les plus irréprochables et moralisatrices.

Si cette ambiance générale, très sombre mais pourtant très belle, m'a plongé dans le film pendant deux heures, je reproche malgré tout une perte de rythme au bout de quelques temps. Une fois la découverte passée, et que l'histoire se recentre sur l'enquête, le film connaît un petit passage à vide, pourtant assez rapidement comblé par une évolution du personnage. L'enquête en elle-même n'est également pas la partie qui m'a le plus passionné, un peu trop attendue à mon goût.

Pour conclure, Horns s'est révélé être une excellente surprise. L'ambiance, les thèmes abordés et l'évolution du protagoniste magistralement interprété par Daniel Radcliffe ont finalement fait passer au second plan les petits reproches que je pourrais faire à l'enquête, que j'aurais aimé plus étoffée et surprenante. Reste maintenant à découvrir le roman de Joe Hill pour faire la comparaison !





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